Tous pour Francon

Comprendre la démarche engagée devant le tribunal administratif

Dernière mise à jour : 12 mars 2026

Informer clairement, pour permettre à chacun de bien saisir les enjeux

Vous avez peut-être entendu parler d’une action engagée devant le tribunal administratif par l’une des conseillères municipales de Francon.

De quoi s’agit-il exactement ? Pourquoi cette démarche a-t-elle été engagée ?

Cette page vise simplement à expliquer les faits et les raisons de cette démarche, afin que chacun puisse en comprendre les enjeux.

Pourquoi ces recours ont été déposés

Les recours déposés au tribunal administratif ne visent pas à créer des tensions dans le village ni à bloquer des projets.

Ils ont un objectif simple : faire respecter les règles qui garantissent que les conseillers municipaux puissent voter en étant correctement informés.

Dans une commune, le conseil municipal doit pouvoir débattre et décider en connaissance de cause. C’est une règle prévue par la loi (article L.2121-13 du Code général des collectivités territoriales).

La conseillère municipale à l’origine de ces recours avait déjà alerté à plusieurs reprises le conseil municipal sur ces questions. Le niveau d’information restant insuffisant selon elle, la saisine du tribunal administratif est finalement apparue comme le seul moyen de faire respecter ce droit.

Sur l’autorisation d’engager des dépenses avant le vote du budget

Avant le vote du budget annuel, la loi permet au conseil municipal d’autoriser le maire à engager certaines dépenses d’investissement (article L.1612-1 du Code général des collectivités territoriales).

Mais cette autorisation doit être encadrée et précise. Le conseil doit savoir :

  • quelles dépenses sont concernées ;
  • pour quels montants ;
  • pour quels projets.

Dans la délibération votée le 19 décembre 2025, une somme globale de 16 000 € a été autorisée sans que les opérations précises soient identifiées.

Le problème est que, dans ce cas, le maire peut décider seule d’engager certaines dépenses avant que le conseil ait pu en rediscuter lors du budget.

Par exemple, cela pouvait concerner les travaux de peinture intérieure de la mairie, dont l’opportunité faisait encore débat.

Le recours a donc pour but de vérifier que :

  • le conseil municipal garde bien la maîtrise des décisions budgétaires ;
  • et que les autorisations données au maire soient suffisamment précises.

Sur la demande de subvention pour les sanitaires de l’école

Dans ce cas, le conseil municipal a voté, le 19 décembre 2025, une délibération pour demander une subvention pour des travaux aux sanitaires de l’école.

Le problème n’est pas le projet lui-même.

Le problème est que le conseil devait voter le montant de la demande de subvention, sans avoir eu accès avant la séance aux documents qui expliquaient ce montant.

Or il existait des devis pour ces travaux, que le maire a refusé de communiquer aux conseillers municipaux en amont de la séance.

Selon la conseillère municipale, ces devis sont indispensables pour que le conseil puisse juger :

  • si le projet est adapté ;
  • si le coût est cohérent ;
  • et si la demande de subvention est bien dimensionnée.

Sans ces documents, on demande aux conseillers de voter sans pouvoir vérifier le projet.

Selon la conseillère municipale, l’argument du « secret des affaires » n’a pas de sens dans ce cas, car les conseillers municipaux ont légalement un droit d’accès aux documents nécessaires à leurs décisions.

Une tentative de résoudre la situation sans procédure coûteuse

Lors du dernier conseil municipal du 9 mars 2026, la conseillère à l’origine de ces recours a proposé de demander une médiation, afin qu’une personne extérieure puisse clarifier les règles juridiques applicables.

L’objectif était simple : comprendre clairement le droit et sortir du conflit, sans que la commune ait à engager des frais importants d’avocats.

Lors de la séance, Madame Albouy a évoqué un coût possible d’environ 8 000 € pour la défense de la commune devant le tribunal administratif.

La médiation aurait justement permis de chercher une solution sans frais d’avocat pour la commune et dans un esprit plus apaisé.

Cette proposition de médiation a cependant été refusée par le conseil municipal.

Ce qu’il faut retenir

L’objectif n’est pas de contester les projets de la commune.

L’objectif est simplement que :

  • les conseillers municipaux disposent des documents nécessaires avant les votes ;
  • et que les décisions budgétaires soient prises de manière transparente et éclairée.

C’est une garantie normale du fonctionnement démocratique d’un conseil municipal.

Le tribunal administratif est simplement saisi pour vérifier si ces règles ont bien été respectées.

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